S’ouvrir à la diversité des récits : blockbusters et voix singulières
Ce panorama démontre la vitalité d’un paysage où le grand spectacle croise l’introspection, où l’artisanat côtoie l’innovation numérique. Le cinéma, loin d’être un art figé, se redessine sur chaque écran, traverse crises et mutations tout en restant le miroir, parfois déformant, de nos aspirations.
Assister à une projection ce mois-ci, c’est prendre part à un dialogue entre esthètes et novices, entre déflagrations sensorielles et silences habités, entre passé revisité (“Monte-Cristo”, “Marcello Mio”) et fictions du possible (“Furiosa”, “Planète des singes”). Chacun, selon sa sensibilité, y trouvera un pan d’univers à explorer : le rire partagé, le frisson collectif, la réflexion solitaire.
À l’heure où la salle de cinéma se pense menacée par la domesticité des écrans et la vitesse des sorties SVOD, les films cités ici témoignent d’une urgence vivante : celle qui pousse à éteindre son téléphone, à s’asseoir dans le noir, et à se laisser surprendre – ne serait-ce qu’un instant, un plan, un battement de cœur visuel. Les lumières ne s’éteignent jamais vraiment pour celui ou celle qui veut voir naître, devant ses yeux, d’autres mondes.