Une vitalité qui persiste, des questions qui demeurent
Ce qui anime le cinéma français d’aujourd’hui, c’est peut-être cette capacité à parler de la société tout en questionnant sa propre forme. Pas de ligne unique : une génération de cinéastes s’autorise enfin, comme le soulignait récemment Le Monde, « à ne plus avoir honte de mêler la chronique à l’imaginaire, le documentaire à la fable. »
Les défis demeurent : financement risqué des projets audacieux, émiettement du public, concurrence des séries. Mais la vitalité du cinéma français, ce sont ses surgissements inespérés, son art de s’emparer du réel sans jamais s’y enfermer.
S’il fallait n’en retenir qu’une leçon : derrière chaque nouveauté française, il y a un monde à explorer, une émotion à éprouver, une énigme à déchiffrer. C’est tout le pari – et l’exigence – de la Vidéosphère que de s’y aventurer.