Les traces laissées par la déflagration « Anatomie d’une chute »
De tous les films sortis ces dernières années, rares sont ceux qui laissent une telle impression de vertige, un retentissement aussi persistant. Loin de s’éteindre, la discussion sur « Anatomie d’une chute » continue de traverser 2024 comme une onde à retardement.
Il faudra du temps pour en mesurer toutes les ramifications. Mais quelque chose a bougé : le regard porté sur la justice, sur la parole des femmes, sur la structure même du récit contemporain. À l’image de ce film à la fois limpide et indéchiffrable, la question « pourquoi a-t-il marqué l’année 2024 ? » en appelle une autre : comment le cinéma, aujourd’hui, peut-il continuer à produire du trouble, toucher à l’essentiel — et transformer une simple “chute” en véritable séisme intime ?
Pour celles et ceux qui aiment les films qui nous regardent autant qu’on les regarde, « Anatomie d'une chute » restera, quoi qu’il arrive, un repère de ces années contemporaines.