Et maintenant ? La SF en 2025, un cinéma en permanente réinvention
Le plus frappant dans le paysage 2025, c’est cette capacité de la science-fiction à être à la fois un espace de résistance, de jeu et d’expérimentation. À interroger activement le présent, parfois mieux que la satire ou le drame “réaliste”.
Si l’on devait garder une sensation de cette année mouvementée, ce serait peut-être celle d’un cinéma en friction perpétuelle, où l’horizon des possibles s’ouvre autant du côté de la technologie que de celui de l’émotion primaire. Un cinéma qui, loin du rêve froid d’un futur désincarné, travaille le trouble, l’intime, la peur du désastre mais aussi les lueurs du désir et de l’utopie.
Dans la Vidéosphère comme ailleurs, les mondes que fabrique la science-fiction sont moins des réponses que des questions lancées à l’obscurité. Et c’est peut-être cela, finalement, qui la rend plus actuelle – et essentielle – que jamais.