Les classiques d’aujourd’hui : mutation et transmission
Le plus fascinant peut-être, c’est que cette liste de classiques s’enrichit au fil du temps. La Haine, déjà mentionnée, s’est invitée dans la culture populaire mondiale : citée par Time Out parmi les “50 plus grands films sociaux”, elle a nourri la grammaire de la série The Wire de David Simon, aux côtés d’autres monuments internationaux.
Au-delà des évidences patrimoniales, des films plus récents tels Intouchables (Toledano/Nakache, 2011), devenu le film français le plus vu à l’étranger depuis La Grande Vadrouille en 1966, ou La Vie d’Adèle (Abdellatif Kechiche, 2013), Palme d’Or et matrice stylistique pour toute une vague de récits LGBTQ, témoignent du dynamisme d’un héritage toujours actif.
À l’ère des plateformes, même l’écriture sérielle puise dans cette tradition française : En thérapie (F. Abdel Raouf Dafri, adaptation française de BeTipul) affectionne l’art du dialogue syncopé et la densité psychologique chère à Truffaut ou Sautet.