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Les Jeudis de Vidéosphère avec MICHEL CHION  :          " QUATRE PLANETES A (RE)DECOUVRIR "  15 novembre:  LA PLANETE DES SINGES

Les Jeudis de Vidéosphère avec MICHEL CHION : " QUATRE PLANETES A (RE)DECOUVRIR " 15 novembre: LA PLANETE DES SINGES

Dans peu de temps, en 1969, sera fêté le cinquantenaire du débarquement de l'homme sur la Lune, auquel Damien Chazelle consacre son film récemment sorti The First Man.
Cette programmation est l'occasion de découvrir ou de revoir des films connus et moins connus sur la découverte de planètes plus ou moins imaginaires, avec quatre films bien différents et marquants.

SEANCE DU JEUDI 15 NOVEMBRE A 18H30 :
La planète des singes
1968 - éal. Franklin Schaffner, avec Charlton Heston et Roddy McDowall


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 Le ciné-club du jeudi

 

ENTREE LIBRE         

 

MICHEL CHION PRESENTE  :


QUATRE PLANETES A (RE)DECOUVRIR

 

Dans peu de temps, en 1969, sera fêté le cinquantenaire du débarquement de l'homme sur la Lune, auquel Damien Chazelle consacre son film récemment sorti The First Man.

Cette programmation est l'occasion de découvrir ou de revoir des films connus et moins connus sur la découverte de planètes plus ou moins imaginaires, avec quatre films bien différents et marquants.


 

SEANCE DU  JEUDI  15 NOVEMBRE A 18H30 : 

 

LA PLANETE DES SINGES


1968; La Planète des Singes / Planet of the Apes,

réal. Franklin Schaffner, avec Charlton Heston et Roddy McDowall



   Splendidement filmé par un maître du cinéma d'action, et accompagné de la musique de Jerry Goldsmith, voici, adapté d'un roman satirique du Français Pierre Boulle, le film original, que suivirent tant de sequels, d'adaptations télévisées, et de remakes sans nombre. Même si on connaît la fin, on ne se lasse pas de le revoir,  avec son mélange d'insolite, d'humour, d'intelligence et d'action.

 

Les autres séances : 

        

22 novembre : 1969: Danger Planète Inconnue/ Journey to the Far Side of the Sun, réalisé par Robert Parrish, avec Roy Thinnes et Herbert Lom

            

    Un film peu connu et insolite, qui passa presque inaperçu à sa sortie. L'idée de base est d'une simplicité désarmante, mais est tenue avec une remarquable cohérence, qui rend le film troublant. Roy Thinnes était célèbre pour son rôle dans la série des Envahisseurs

29 novembre : 1995: Planète hurlante / Screamers, réalisé par Christian Duguay, avec Peter Weller

                     

Inspiré d'une brève nouvelle de Philip K. Dick, un des très nombreux films de "terreur spatiale" ayant suivi le succès d'Alien et de ses sequels. Peter Weller, qui ne fut pas seulement le Robocop de Verhoeven,  s'affirme ici comme un excellent acteur, et le film comporte quelques séquences à la fois poétiques et effrayantes.

 

 
 
   

 



ARCHIVES

 

EANCE DU  JEUDI  8 NOVEMBRE A 18H30 : 

 

PLANETE INTERDITE


PLANETE INTERDITE, 1956 - réal. Fred McLeod Wilcox, avec Leslie Nielsen,

Anne Francis et Robby le Robot.



 

    Ce film qui fut un événement en son temps, mérite d'être vu ou revu. Il a créé toute une tradition, visuelle et sonore,  et garde beaucoup de charme, tout en proposant une parabole transparente sur les dangers de la science. Robby le Robot, compagnon de l'ingénue jouée par Anne Francis, devint le héros du film et réapparut sur l'écran

 

SEANCE DU  JEUDI  18 OCTOBRE A 18H30 : 

 

LE DIREKTOR


LE DIREKTOR, 2007, de Lars von Trier.



 

LE DIREKTOR, 2007, de Lars von Trier. Une comédie sociale et politique très bien servie par les acteurs Peter Gantzler et Jens Albinus, et qu'on n'attendait pas de l'auteur de films aussi grands (et durs) que  Dancer in the Dark et Dogville.

 

SEANCE DU  JEUDI  11 OCTOBRE A 18H30 : 

 

LARMES DE JOIE


Larmes de joie , 1963, de Marion Monicelli

 


 

LARMES DE JOIE, 1960, de Marion Monicelli. Ce cinéaste est plus souvent associé à la comédie que les trois autres "grands noms" du programme. Ressortie en France en 2013, Larmes de joie est un chef-d'oeuvre, non seulement parce qu'il associe Anna Magnani et Toto, mais aussi par le trio de "paumés" que ceux-ci forment avec Ben Gazzara, acteur italo-américain qui n'était pas encore associé au cinéma de Cassavetes.

 

SEANCE DU  JEUDI  27 SEPTEMBRE A 18H30 : 

 

On a volé un tram

 


 

 De la riche période mexicaine de Luis Bunuel, on peut extraire On a volé un tram (dont le titre original signifie: "L'illusion voyage en tramway"), comédie très poétique et méconnue sur le petit peuple de Mexico.

 

SEANCE DU  JEUDI  7 JUIN A 18H30 : 

 

L'hypothèse du tableau volé


1978, 1h06, de Raul Ruiz (1941-2011), production de l'Ina

 

  

 


 

L'hypothèse du tableau volé, 1978, 1h06, de Raul Ruiz (1941-2011), production de l'Ina,  inspiré par l'œuvre de l'écrivain Pierre Klossowski, ne ressemble à rien: cela commence comme un documentaire sur un peintre du nom de Tonnerre, commenté par l'étrange acteur Jean Rougeul (qu'on voit aussi chez Fellini dans Huit-et-demi), qui déambule dans des reconstitutions en "tableaux vivants" de ses toiles. Sur l'œuvre de ce peintre, naissent des spéculations glissant vers la théorie du complot, et aussi l'hypothèse d'un "tableau volé" qui expliquerait tout le reste. À voir et à entendre pour le croire. Le chef-opérateur est le grand Sacha Vierny, qui a éclairé plusieurs chefs-d'œuvre du cinéma français

 


SEANCE DU  JEUDI  14 JUIN A 18H30 : 

 

Winnipeg mon amour  /  My Winnipeg


 2007, 1h20, de Guy Maddin (né en 1941)

 

 

Un "documentaire" extravagant, comique et lyrique, à propos de sa ville natale du Manitoba, par le grand cinéaste canadien, sur lequel on colle souvent l'étiquette "cinéma expérimental", alors qu'il s'agit de cinéma tout court, simplement raconté d'une façon personnelle. Vous aurez envie de découvrir Winnipeg et le Manitoba, décrits ici, avec humour, comme un monde insolite et magique. L'invention visuelle, verbale et sonore du réalisateur est ici à son apogée.

 

SEANCE DU  JEUDI  24 MAI A 18H30 : 

 

LES COMBATTANTS

 

 2014, de Thomas Cailley,avec Adèle Haenel et Kévin Azaïs

 



Une histoire originale, des régions (du Sud-Ouest) peu montrées au cinéma, et le thème du "survivalisme" dans le cadre de notre "Douce France". Un premier film remarqué et prometteur.



 

SEANCE DU  JEUDI  17 MAI A 18H30 : 

 

LE PERIL JEUNE

 

 1994, de Cedric Klapisch, avec Romain Duris et  Elodie Bouchez.

 



Le principal de l'action de ce film tourné en 1994 se déroule en 1976 à Paris, et évoque les suites de mai 68, parmi lesquelles la forte politisation d'une partie des lycéens.


 

SEANCE DU  JEUDI  10 MAI A 18H30 : 

 

LA PETITE VERA

 

 1988, de Vassili Pitchoul, avec Natalia Negoda



Le cadre: une ville industrielle dans l'URSSS de Gorbatchev et de la "Perestroika", et une adolescente en perdition, qui néglige ses études, se dévergonde, se risque dans la drogue. Le film, distribué internationalement, eut un succès de "scandale", venant de l'autre côté de ce qui était encore pour peu de temps le "rideau de fer".




 

SEANCE DU  JEUDI  5 MAI A 18H30 : 

 

SWEDISH LOVE STORY

En Kärlekshistoria


De Roy Andersson, avec Ann-Sofie Kylin and Rolf Sohlman 



Les premières joies et souffrances amoureuses d'adolescents de quinze ans, dans une social-démocratie qui n'est pas forcément le paradis.





 

SEANCE DU  JEUDI  12 AVRIL A 18H30 : 

 


LA FUREUR DE VIVRE


Without a cause, Nicholas Ray, 1955, avec James Dean et Natalie Wood



Encore des enfants de la "middle class", mais dans un autre pays, et d'autres problèmes: ici des parents absents ou en perpétuelle dispute, et la tentation de la " bande", avec en arrière-fond l'angoisse atomique. Le film créa toute une mythologie mondiale.




 

 

 

SEANCE DU  JEUDI  29 MARS A 18H30 : 

 


Los Olvidados


Luis Bunuel,1950, avec Alfonsi Mejia et Roberto Cobi



Mexico en 1950, les bidonvilles, la pauvreté, la dureté des rapports entre les laissés-pour-compte de la société: un des grands films de Bunuel, qui avait déjà montré la pauvreté dans son pays d'origine avec Las Hurdes. Ici, être jeune et pauvre, c'est la rue, l'absence de perspective et d'encadrement


 

SEANCE DU  JEUDI  8 FEVRIER A 18H30 :  


THEMROC   et  REVE DE SINGE

 Deux films au même programme : THEMROC, 1973, réal. par Claude Faraldo, avec Michel Piccoli, Patrick Dewaere, Miou-Miou, et la troupe du Café de la Gare,  (Rêve de singe), 1976, réal. par Marco Ferreri, avec Gérard Depardieu et Marcello Mastroianni.

 

Dans le film de Faraldo, à l’anarchisme à la fois lyrique et bon enfant, aux dialogues plus grommelés que parlés, un ouvrier parisien régresse à un stade d’homme préhistorique et crée en pleine capitale une horde hurlante ; dans le second, Marco Ferreri exploite magistralement un endroit de Manhattan à l’époque abandonné, près des deux tours alors toutes neuves du World Trade Center, pour représenter de façon saisissante le naufrage de la civilisation et du patriarcat.

 

SEANCE DU  JEUDI  1 FEVRIER A 18H30 :  


DELIVRANCE

1972, réal. par John Boorman avec Jon Voight, Burt Reynolds, Ned Beatty.

 

Célèbre pour son « duel de banjos », mais aussi pour des scènes très dures de confrontations avec la violence et l’humiliation, ce film puissant montre que la nature sauvage n’est pas le paradis terrestre que quatre hommes d’affaires en quête d’ « aventure » la croient être, et qu’elle n’a rien à voir avec l’univers d’un « Paris-Dakar » hyper-sécurisé !

 

 

 

SEANCE DU  JEUDI  25 JANVIER A 18H30 :  


SAVAGES

1972, réal. par James Ivory, avec Sam Waterston et Susan Blakely

 

Une curieuse histoire qui se veut l’ « inversion » explicite du film de Bunuel, imaginée par un réalisateur qui a souvent traité de la confrontation des cultures et des civilisations, et des rapports de classes. A découvrir, pas seulement à cause de la belle photographie noir-et-blanc et couleurs de Walter Lassally.

 

SEANCE DU  JEUDI  18 JANVIER A 18H30 :  


LA HONTE

1968, réalisé par Ingmar Bergman, avec Liv Ullmann et Max von Sydow

 

Bergman plonge ses deux personnages, un couple de musiciens d’orchestre sans travail, dans un « état de guerre » qui les prend au dépourvu, et qui les modifie profondément l’un et l’autre et l’un par rapport à l’autre. Un Bergman accusé à l’époque d’être « apolitique » et qui garde toute sa force universelle


 

SEANCE DU  JEUDI  11 JANVIER A 18H30 :  


L’ANGE EXTERMINATEUR

1962, réal. par Luis Bunuel, avec Silvia Pinal et Claudio Brook

 

            Un des grands Bunuel de la période mexicaine, dans lequel des personnages de la grande société, invités à une soirée, se retrouvent mystérieusement incapables de quitter leurs hôtes : s’ensuit une étrange et cruelle cohabitation, le « retour » à des mœurs archaïques.


 

SEANCE DU  JEUDI  7 DECEMBRE A 18H30 :  


 

5) Sur le cas d'une femme qui tue le violeur (désarmé) de son amie : Thelma et Louise, 1991, écrit par Callie Khouri et réalisé par Steven Spielberg.

      Ecrit par une scénariste, ce film fut curieusement accusé de "misogynie" en France (à cause de la fin dramatique), ce qui ne l'a pas empêché de devenir une oeuvre-culte et de créer une tandem féminin légendaire. Chargeant beaucoup moins les hommes qu'on ne l'a dit, le scénario n'élude aucun des aspects moraux de la situation et tente une délicate combinaison de grotesque (les personnages du mari crétin et du routier vulgaire) et de tragédie.

 

 

SEANCE DU  JEUDI  30 NOVEMBRE A 18H30 :  


 

Sur la question morale de filmer les camps : La Liste Schindler, 1993, écrit par Steven Zaillian et réalisé par Steven Spielberg.

     A la sortie du film, une grande discussion s'engagea en France sur le principe même de mettre en scène les camps de la mort nazis dans une oeuvre avec des acteurs (ce qui, pourtant, avait déjà été fait une dizaine de fois). Et en particulier sur une scène qui avait fait le pari de représenter ce qui se passait dans les chambres à gaz par leur contraire (des déportées de la "liste" voyant couler de l'eau par les pommeaux des douches, mais croisant, lorsqu'elles sortent, une longue théorie de personnes qui, elles, seront gazées). On montrera et commentera, sans chercher à prononcer un verdict, un film au scénario assez complexe.

 

 

SEANCE DU  JEUDI  23 NOVEMBRE A 18H30 :  


 Culpabilité individuelle et collective:  Le Corbeau, 1943, écrit par Louis Chavance et Clouzot, et réalisé par Henry-Georges Clouzot.

 Inspirée par une affaire réelle, qui avait eu lieu vingt ans plus tôt à Tulle, cette histoire de lettres anonymes ignominieuses, tournée par Clouzot durant l'occupation de la France et produite par la Continental, semble vouloir "éclabousser" l'ensemble de la société française. Pour cette raison, le film fut critiqué à la Libération. Il aborde explicitement la situation de la femme et la question de l'avortement clandestin (puni de mort à l'époque, comme le racontera plus tard un film de Claude Chabrol).

 

SEANCE DU  JEUDI  16 NOVEMBRE A 18H30 :  



 


Sur le mythe du "redresseur de torts solitaire":  Chute libre/ Falling down, 1993, écrit par Ebbe Roe Smith et réalisé par Joel Schumacher.

    Apologie de la justice individuelle, voire film raciste (à cause de la scène de l'épicerie coréenne )? C'est ce qui fut dit.  Pourtant, le film oppose en montage parallèle deux comportements, celui du héros révolté joué par Michael Douglas, et celui du policier intelligent et humain incarné par Robert Duvall,  lequel tire des conséquences différentes d'une situation personnelle comparable. Et il thématise également la question de la difficulté, pour une femme, de s'en remettre à la loi pour faire interdire à son ex-mari de l'approcher. Une oeuvre assez riche, très située dans son époque.

 

SEANCE DU  JEUDI  9 NOVEMBRE A 18H30 :  


 Sur l'acte et la responsabilité:  Lacombe Lucien, 1974, écrit par Louis Malle et Patrick Modiano, et réalisé par Louis Malle.

 

      Devient-on un "gestapiste" français, durant l'occupation allemande, par un concours de circonstances, et quand peut-on être considéré comme conscient et donc responsable de ses actes? Ce film fut discuté en France à sa sortie comme validant l'idée du "tous les choix se valent". En s'inspirant d'un article publié à l'époque par Pascal Bonitzer, on peut montrer que l' "ambiguïté" du personnage principal est largement le résultat d'une série de choix de direction d'acteur et de réalisation.

 

SEANCE DU JEUDI 12 OCTOBRE A 18H30


 

 

"Le cinéma se confronte au... ballet"

"Cinématographe" voulant dire étymologiquement "écriture du mouvement", il est logique que le cinéma transpose, adapte ou évoque la danse: danse des interprètes (y compris sous l'eau, avec Esther Williams dans La Chérie de Jupiter, et bien sûr dans les chorégraphies de Jerome Robbins pour West Side Story),  mais aussi danse de la caméra, du montage, du cosmos. Quand un film d'horreur se déroule en a-pesanteur (Life- origine inconnue, de Daniel Espinosa), quand la caméra suit et croise la course des personnages, du soleil et de la musique autour d'un personnage de mère (Tree of Life, de Terrence Malick), ou quand l'on évoque l'histoire d'un pays à travers celle de ses bals populaires (Le Bal, d'Ettore Scola), c'est toujours à un ballet cinématographique que l'on assiste.


 

SEANCE DU JEUDI 12 OCTOBRE A 18H30



 

"Le cinéma se confronte au... roman"

Directement ou indirectement, l'opéra a beaucoup donné au cinéma. Qu'il s'agisse d'adaptations filmées plus ou moins stylisées (Louise, de Charpentier, portée à l'écran par Abel Gance en 1938, La Tosca, de Puccini, magnifiquement servie par Benoît Jacquot en 2001, et bien sûr le fantastique Parsifal, de Wagner, pour lequel Syberberg pousse à l'extrême en 1982 la tension du play-back), ou bien de ce genre éphémère mais plein d'énergie que fut l'opéra-rock (le dynamique Jésus-Christ superstar, filmé en 1973 par Norman Jewison). Il ne faut pas oublier quelques films entièrement chantés spécifiquement écrits pour le cinéma, comme Une chambre en ville, 1982, de Jacques Demy, avec une somptueuse musique de Michel Colombier).


 

SEANCE DU JEUDI 28 SEPTEMBRE A 18H30



 

"Le cinéma se confronte à... l'opéra"

Directement ou indirectement, l'opéra a beaucoup donné au cinéma. Qu'il s'agisse d'adaptations filmées plus ou moins stylisées (Louise, de Charpentier, portée à l'écran par Abel Gance en 1938, La Tosca, de Puccini, magnifiquement servie par Benoît Jacquot en 2001, et bien sûr le fantastique Parsifal, de Wagner, pour lequel Syberberg pousse à l'extrême en 1982 la tension du play-back), ou bien de ce genre éphémère mais plein d'énergie que fut l'opéra-rock (le dynamique Jésus-Christ superstar, filmé en 1973 par Norman Jewison). Il ne faut pas oublier quelques films entièrement chantés spécifiquement écrits pour le cinéma, comme Une chambre en ville, 1982, de Jacques Demy, avec une somptueuse musique de Michel Colombier).



 

 

JEUDI 21 SEPTEMBRE



"Le cinéma se confronte à... la bande dessinée"

Innombrables sont les adaptations de bande dessinée à l'écran, encore plus nombreuses depuis que le numérique permet d'effacer la différence entre les acteurs filmés et un monde entièrement créé par le dessin. On ne montrera que quelques tentatives significatives, comme La Famille Fenouillard, 1961, d'Yves Robert, d'après les vieux albums de Christophe (un des inventeurs de la b.d.), Sin City, 2005, dans lequel l'auteur lui-même de la b.d., Frank Miller, collabore avec le réalisateur Robert Rodriguez pour porter son monde malsain à l'écran, Tintin et le secret de la Licorne, 2012, de Spielberg (où le "challenge" est de faire advenir à la troisième dimension un monde en à plat), et Notre petite soeur, 2015, de Kore-Eda, d'après un manga d'Akimi Yoshida - sans oublier le déferlement d'adaptations Marvel, qui sera évoqué ici à travers le premier épisode des Gardiens de la Galaxie (James Gunn, 2014)


JEUDI  14 SEPTEMBRE

 

   "Le cinéma se confronte au... théâtre" 

La première séance sera consacrée au théâtre avec notamment des extraits des films de Laurence Olivier (Henry V), Alain Resnais,  Baz Luhrmann, Jean Cocteau, Jean-Paul Rappeneau, etc. Suivront des séances où le cinéma se confronte à la bande dessinée, la radio, la peinture, le jeu vidéo, l'opéra, etc. 


Jeudi 15 JUIN 

 


  

 " SOLUTIONS NOUVELLES POUR ECRAN LARGE " 


   

A l'heure où s'affirme dans les films un intérêt pour le retour à différents "ratios" (proportion hauteur/largeur) parfois proches du carré, il est intéressant de montrer comment l'écran large du CinémaScope a été vers 1954-56, non seulement une innovation spectaculaire, mais aussi une source de problèmes, et donc de trouvailles et d'innovations: on le verra notamment dans la comédie musicale (Beau fixe sur New-York,1955,  de Stanley Donen et Gene Kelly, Une étoile est née, 1954, de George Cukor), mais aussi, de façon inattendue dans le thriller (La Maison de Bambou, 1955, de Samuel Fuller), et plus tard dans le Scope noir et blanc européen (La Dolce Vita, 1960, de Fellini). Sans oublier les fresques historiques et les drames bibliques (La Tunique, 1953, d'Henry Koster)

 


 

Séance 25

Jeudi 22 JUIN

 

" Vu du train "

 


Le train accompagne les débuts du cinéma, et innombrables sont les films qui font voyager leurs héros  sur des rails, dans des pays réels et imaginaires... Ce qu'on voit du train n'intéresse pas forcément les personnages, ni même parfois le spectateur, mais cela nous "impressionne" de toutes les façons, et participe à la magie du film. Cette séance sera un voyage à travers époques et genres...

   Avec notamment des extraits de : Liliom (Borzage, 1930), The Harvey Girls (Sidney, 1946), La Mort aux trousses (Hitchcock, 1958),  Le Silence (Bergman, 1963),  La Cité des femmes (Fellini, 1981), Notre histoire (Blier, 1984), Runaway Train (Kontchalovsky, 1985), Le Voyage de Chihiro (Miyazaki, 2002), Source Code (Jones, 2011)

 




 

Séance 23

Jeudi 8 JUIN

   


 

  L'acteur/trice joue-t-il/elle réellement ? Quel est ce mystère du piano à l'écran? En tout cas, il a donné lieu à de grands films et de belles séquences: on en verra une partie, empruntée à Sternberg (X 27, 1931, avec Marlene Dietrich), Charles Reisner (Les Marx au Grand Magasin, 1941), Ingmar Bergman (Sonate d'Automne, 1978), Joel Oliansky (Le Concours, 1980, avec Amy irving), et bien sûr Jane Campion (La leçon de piano, 1993), Haneke (La Pianiste, 2001), et Polanski (Le Pianiste, 2003). Où l'on verra que le piano est un instrument qui permet d'aborder toutes sortes de sujets, et entre autres la guerre des sexes

 


ARCHIVES

 

Séance 22 :

Jeudi 1 JUIN

 

 

" VU DU CIEL " 

   

 

La "plongée totale" (vue du ciel à la verticale, comme nous sommes habitué maintenant à l'avoir sur notre propre ville ou notre région à cause des "Google Maps") est un angle que le cinéma utilise encore rarement, mais toujours significativement. On en montrera des exemples dans des films aussi différents que Jeanne d'Arc (Dreyer, 1928), Chercheuses d'or 1933 (Lloyd Bacon et Busby Berkeley, 1932), Les Oiseaux (Hitchock, 1963), L'Etau/Topaz (Hitchcock, 1969), Ennemi d'état (Tony Scott, 1998), Dogville (Lars von Trier, 2003).

Avec des significations différentes : tantôt servant la représentation paranoïaque d'un monde sous surveillance, tantôt magnifiant la mort d'une femme dont la robe s'évase autour d'elle comme une corolle, ou bien transformant en fleurs des girls dans un bassin, ou encore montrant la solidarité et l'interdépendance d'une petite communauté.... 

 

  

 

Séance 21 :

Jeudi 18 Mai

  

 

"ACTIONS / REACTIONS : LES VISAGES ET L'IMPACT " 

   

 

A l'occasion du récent débat présidentiel pour le second tour, s'est reposé la question des "plans de coupe": peut-on montrer ou non la réaction d'un personnage à ce qu'il voit, entend, subit? Le cinéma en tout cas ne s'en est pas privé. Chez certains réalisateurs, le plan de réaction ou "reaction shot" joue un rôle crucial : soit, chez Milos Forman, pour illustrer une attitude humaine qu'il aime montrer : l'indécision, la perplexité (et il utilise pour cela volontiers le tournage à plusieurs caméras, filmant en même temps des gros plans de chacun); soit, chez Lynch, pour exprimer le gouffre, le "gap", le mystère de la relation entre cause et effet. Mais aussi dans un grand mélodrame comme Les Enfants du Paradis, où chacun est l'acteur d'une comédie ou d'une pantomime, même sociale, les plans de réaction figurent parmi les moments les plus émouvants.

Avec des extraits des Enfants du Paradis (Carné, 1945), d'Elephant Man et Blue Velvet (Lynch, 1981 et 1987), d'Amadeus et Man on the Moon (Forman, 1984 et 1999), et aussi de Cris et chuchotements, 1972, de Bergman, et de The Blues Brothers (Landis,   

 

Séance 20

Jeudi 11 Mai

  

POSSESSIONS VOCALES


L'invention du playback et du doublage préexiste à celle du cinéma,  mais c'est lui qui en a tiré les effets les plus forts: non seulement dans des films de terreur comme l'Exorciste (Friedkin, 1973, ou le mélodrame méconnu d'Aldrich Le Démon des femmes, 1968, mais aussi dans la comédie musicale (le procédé est "avoué" dans Chantons sous la pluie, 1953, Donen et Kelly, ainsi que dans ce film inclassable qu'est On connaît la chanson, Resnais, 1997) et le film-opéra (Syberberg se permettant de substituer à vue une jeune femme à un jeune homme pour le playback de son Parsifal, 1982). Et lorsque le cinéma d'animation moderne combine des voix d'acteurs connus à des créatures imaginaires en 3 D, n'a-t-on pas une nouvelle forme du procédé?


Séance 19 :

Jeudi 4 Mai

 

   

" CREVER L'ECRAN :

QUAND L'EXPRESSION EST PRISE A LA LETTRE (OU PRESQUE) " 


 

 Indépendamment des recherches sur le cinéma en relief, des films nombreux comportent des séquences où l'on nous montre une surface, un écran de TV ou de cinéma, une affiche, "crevées", comme si fugitivement le monde de l'écran se répandait dans la salle. Cet effet est souvent mis en rapport avec le thème de la peau et des limites du corps (la "pellicule" ne tire-t-elle pas son nom de la "peau"), ainsi qu'avec celui de l'aquarium. On montrera cet effet dans des films très différents, comme Freaks (Tod Browning, 1930), Correspondant 17 (Alfred Hitchcock, 1940), Cujo (Lewis Teague, 1983), Videodrome (1983), Mission : Impossible (De Palma, 1996), et Ring (Hideo Nakata, 1998)

 

 

 



Jeudi 20 avril

 

   

"    MOTUS ET BOUCHE COUSUE " 

ANTHOLOGIE DE SEQUENCES " SANS PAROLES " DANS LE CINEMA SONORE

 


 

 Plus particulièrement entre les années 50 et la fin des années 60, cela fut un "challenge" pour beaucoup de réalisateurs de soutenir l'intérêt du