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Les Jeudis de Vidéosphère avec MICHEL CHION  : " Ca se passe dans un train...." quatre films choisis et présentés par Michel Chion, tous les jeudis de novembre 2019 à 18h30

Les Jeudis de Vidéosphère avec MICHEL CHION : " Ca se passe dans un train...." quatre films choisis et présentés par Michel Chion, tous les jeudis de novembre 2019 à 18h30

Train et cinéma ont une histoire étroitement liée, comme on le sait., depuis le début. Je vous propose une sélection de quatre films de différentes époques et de genres également différents. Leur point commun : sortir des « voies ferrées battues » des trains de western et des Orient-Express! Tous les films sont montrés en v.o. sous-titrée. DU JEUDI 7 NOVEMBRE AU JEUDI 28 NOVEMBRE
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 Le ciné-club du jeudi

 

ENTREE LIBRE         

 

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MICHEL CHION PRESENTE  :


" CA SE PASSE DANS UN TRAIN..."


quatre films choisis et présentés par Michel Chion, tous les jeudis de novembre 2019 à 18h30


Train et cinéma ont une histoire étroitement liée, comme on le sait., depuis le début. Je vous propose une sélection de quatre films de différentes époques et de genres également différents. Leur point commun : sortir des « voies ferrées battues » des trains de western et des Orient-Express! Tous les films sont montrés en v.o. sous-titrée.

 

SEANCE DU  JEUDI  7 NOVEMBRE A 18H30


 

Une femme disparaît, 1938, d'Alfred Hitchcock


Sous la forme d'une palpitante histoire d'espionnage, un des chefs-d'oeuvre de la période anglaise du grand réalisateur, joué entre autres par Dame May Witty, Paul Lukas, Michael Redgrave. C'est aussi, comme Pascal Bonitzer l'a très bien formulé, une métaphore de la lâcheté des démocraties européennes face à la montée des totalitarismes. 


 


SEANCE DU  JEUDI  14 NOVEMBRE A 18H30




Train de nuit, 1959, de Jerzy Kawalerowicz.


Un classique du cinéma polonais de l'époque communiste. De la ville de Lodz à la Mer Baltique, se noue, à l'occasion d'une cabine de wagon-lit à partager entre un homme et une femme, une histoire à la fois romantique et policière. La belle Lucyna Winnicka, qui incarne l'héroïne, jouera aussi dans un autre film, plus connu, du réalisateur, inspiré de l'histoire des Possédées de Loudun, Mère Jeanne des Anges.


 


SEANCE DU  JEUDI  21 NOVEMBRE A 18H30




Runaway Train, 1985, d'Andrei Konchalovski.


Quand le film d'action (ici, une évasion spectaculaire en Alaska, où deux hommes et une femme se retrouvent lancés dans un « train fou ») s'élève à l'épique et au mythique. Sur une histoire écrite par Akira Kurosawa comme une parabole sur la condition humaine, et mise en scène avec puissance et démesure par un metteur en scène russe « passé à l'Ouest », un des très grands rôles de John Voight : le tout fait un film universel.

 

 

 

SEANCE DU  JEUDI  28 NOVEMBRE A 18H30




A bord du Darjeeling Limited, 2007, de Wes Anderson.


 Le réalisateur du Grand Budapest Hotel et de Moonrise Kingdom adapte avec bonheur son univers poétique, drôle et graphique au cadre de l'Inde contemporaine (le film a été tourné au Rajasthan) où il fait voyager trois frères lancés dans une quête familiale vers la mère, ici la légendaire Angelica Huston.  Ils ont fait rire dans différents pays du monde, et parfois hors de leur frontière. Voici une première sélection de comiques aimés par le public. Une occasion de découvrir ou de redécouvrir le cinéma populaire du monde

 

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ARCHIVES

 

MICHEL CHION PRESENTE  :


" COMIQUES POPULAIRES DU MONDE DES ANNEES 30 A 50 : RIRE TOUJOURS ACTIF"


4 séances programmées et présentées par Michel Chion


Ils ont fait rire dans différents pays du monde, et parfois hors de leur frontière. Voici une première sélection de comiques aimés par le public. Une occasion de découvrir ou de redécouvrir le cinéma populaire du monde

 

SEANCE DU  JEUDI  12 SEPTEMBRE A 18H30


1934 : Les Joyeux Garçons, URSS, réal. réalisé par Grigori Alexandrov, avec Leonid 

           Outiossov

La première comédie musicale soviétique, et un de ses plus grands et durables succès. Des musiciens de jazz facétieux font la conquête d'une station balnéaire et ensuite de la bonne société de Moscou. Outiossov était un musicien juif d'Odessa aux multiples talents.

 


SEANCE DU  JEUDI  19 SEPTEMBRE A 18H30



1935 : Le Comte Obligado, France, réalisé par Léon Mathot, avec Georges Milton.

 

D'après une célèbre opérette, dont l'intrigue est fondée comme souvent, sur un personnage du peuple – ici un garçon d'ascenseur - qui s'introduit chez les gens de la « Haute », le film contient la célèbre chanson des Artichauts, et donne à Milton comme partenaire la populaire Paulette Dubost, connue des cinéphiles pour ses rôles chez Renoir et Truffaut. Le réalisateur, qui avait lui-même été acteur, devait mettre en scène en 1938 un excellent Chéri-Bibi.


SEANCE DU  JEUDI  26 SEPTEMBRE A 18H30



1941 : Passez muscade, USA, réalisé par Edward Cline, avec W-C Fields et Gloria Jean.

 

Dans cette comédie absurde écrite par Fields lui-même et menée à toute allure, le comique alcoolique qui affirmait qu'un « homme qui déteste les enfants et les animaux n'est pas complètement mauvais » a pour partenaire, dans le rôle de sa nièce, la jolie Gloria Jean, chanteuse précoce qu'on avait surnommée « Baby Skylark », « Bébé alouette ». Tout le monde ne trouve pas Fields drôle, mais il conserve des admirateurs, dont nous sommes, sur toute la planète. Nous vous proposons de juger sur pièce.

 

SEANCE DU  JEUDI  3 OCTOBRE A 18H30



1951 : Gendarmes et voleurs, Italie, réalisé par Mario Monicelli et Steno, avec Toto et Aldo

           Fabrizi.

 Certainement un des meilleurs Toto, le célèbre comique issue du théâtre napolitain, et un des modèles de Louis de Funès, qui le vénérait. Dans cette farce sociale magistralement écrite, Toto a pour partenaire Aldo Fabrizi, aussi à l'aise pour jouer un prêtre résistant chez Rossellini, que l'archétype du Romain brave homme dans de nombreuses comédies.

 

 

" N'ETAIT-CE QU'UN REVE "


4 séances programmées et présentées par Michel Chion


L'homme qui rêve et même qui cauchemarde est un des premiers thèmes du cinéma. Le récent Inception de Christopher Nolan l'a renouvelé brillamment. Sur le principe: à découvrir ou à redécouvrit, nous avons choisi quatre films de quatre époques différentes, qui s'arrêtent avant l'an 2000, et reflètent chacun des hantises et des enthousiasmes de leurs époques de sortie. 

 

SEANCE DU  JEUDI  8 AVRIL  A 18H30


1. Les cinq mille doigts du docteur T. , 1953, de Roy Rowland

   Un petit garçon terrorisé par les leçons de piano rêve que son professeur tient une institution collective et fasciste où tous les enfants doivent jouer sur un clavier géant, et où sa mère est sous l'emprise du professeur haï. Heureusement, un "pompier polonais" sympathique l'aidera à s'évader, et à retrouver le monde réel; une fantaisie colorée inspirée par Le magicien d'Oz



SEANCE DU  JEUDI  16 MAI  A 18H30


2. La cité des femmes, 1981, de Federico Fellini

Snaporaz, quinquagénaire conventionnellement machiste (Marcello Mastroianni), s'endort dans un train... et se retrouve dans un monde dominé par les femmes. Un Fellini critiqué à sa sortie, mais très documenté et honnête sur les mouvements féministes de l'époque, et tour à tour poétique et truculent.


SEANCE DU  JEUDI  23 MAI  A 18H30


3. Notre histoire, 1984, de Bertrand Blier

    Un quinquagénaire (tiens!) joué par Alain Delon, s'endort dans un train (!) et se retrouve dans une histoire absurde, entre dépression et romantisme, où l'entraîne une femme-sans-nom (Nathalie Baye) qu'il veut ramener à la joie de vivre. Un des meilleurs Bertrand Blier, qui utilise remarquablement des décors de vallées alpines en Haute-Savoie. Un film à redécouvrir.



SEANCE DU  JEUDI  6 JUIN  A 18H30


4. eXistenZ, 1999, de David Cronenberg

    Une maîtresse-femme (Jennifer Jason Leigh) entraîne un jeune homme (Jude Law) dans le monde du jeu-vidéo qu'elle a créé, et qui fonctionne comme un rêve drôle et terrible. Un des chefs-d'oeuvre du réalisateur canadien, qui est aussi un hommage au monde de Philip K. Dick.


           

 

JUDY GARLAND EN COULEURS, LES ANNÉES 40 "


    Dans les années 40, Judy Garland, en contrat avec la MGM, toujours affectée par son addiction précoce aux barbituriques et aux amphétamines prescrits par les médecins des studios, échappe aux rôles de fillette et de jeune gamine partenaire de Mickey Rooney, et elle obtient des rôles d'adulte, dans lesquels sa féminité vibrante, révoltée, souvent orageuse s'exprime, dans les scènes parlées comme dans les danses et les chansons. Nous avons sélectionné quatre films à la photographie très représentative du Technicolor de l'époque

 

SEANCE DU  JEUDI  14 MARS  A 18H30


Meet me in Saint-Louis, 1944, réal. Vincente Minnelli, photo George J. Folsey

Cette chronique à costumes dirigée par le futur mari de Judy, tourne autour de l'exposition Universelle de 1904 dans la capitale du Missouri. Charmants tableaux de famille, émoi du premier amour dans le « Trolley song », mais aussi belle scène de séduction avec Tom Drake dans la maison familiale, sous prétexte de l'aider à « éteindre les lumières. »



SEANCE DU  JEUDI  21 MARS  A 18H30


Le Pirate, 1948, réal. Vincente Minnelli, photo Harry Stradling Sr.

Un des plus grands Minnelli, qui se déroule dans des Caraïbes exotiques et colorées du XIXe siècle: Manuela est une sorte de Bovary qui rêve d'aventures et d'enlèvement par le pirate «Macoco », et l'intrigue très subtile, qu'il ne faut pas dévoiler, lui fait échapper à un mariage arrangé, pour faire couple avec un Gene Kelly saltimbanque et hâbleur. Scènes cèlèbres : leur grande dispute, mais aussi le moment où, hypnotisée par le comédien, Manuela dévoile en public ses fantasmes les plus sauvages. 


SEANCE DU  JEUDI  28 MARS  A 18H30


The Harvey Girls, 1946, réal. George Sidney, photo George J. Folsey et Harry Stradling Jr

Peu connue en France, cette comédie musicale entraînante qui se déroule dans une ville de western, brillamment réalisée par George Sidney, propose un beau couple entre la naïve serveuse de restaurant jouée par Judy, et un ténébreux « vilain » incarné par John Hodiak (qu'Hitchcock avait révélé dans Lifeboat), également aimé par une rivale au grand cœur que joue Angela Lansbury. Elle comporte aussi plusieurs numéros comiques, où triomphe le style dégingandé du grand Ray Bolger, qui pour toute l'Amérique est resté l'homme en paille, le «Scarecrow» du Magicien d'Oz. 



SEANCE DU  JEUDI  4 AVRIL  A 18H30


La pluie qui chante/Till the clouds roll by, 1946, réalisation collective

Luxueuse biopic à l'américaine de la vie du compositeur Jerome Kern, où se retrouvent, aux côtés de Judy une grande partie des étoiles MGM, dont Cyd Charisse, Angela Lansbury et Esther Williams, ainsi que Lena Horne et Sinatra dans leurs propres rôles : une sorte d'album de prestige.

 

    Cette mini-série de films à découvrir ou à redécouvrir ouvre une année consacrée à parcourir le cinéma f'rançais dans son histoire et ses constantes, au-delà des apparentes « fractures » qu'y voient des critiques ou certains cinéphiles : cinéma d'auteur vs cinéma commercial, Nouvelle Vague vs cinéma académique, etc...  Quel « tableau » dresse-t-il du Xxe siècle français ? 

    Pour commencer trois évocations du diable « à la française » : dans le conte médiéval, dans la comédie libertine, et dans la tragédie de la jeunesse.

 

SEANCE DU  JEUDI  10 JANVIER  A 18H30 :


 Les visiteurs du soir, réal. Marcel Carné, 1942

                 

    Que ce soit ou non une allégorie (bien discrète) de la résistance à l'Occupation allemande, le film écrit par Prévert et Laroche semble écrit pour mettre en valeur le jeu de Jules Berry, spécialiste en quelque sorte du Mal à l'écran (chez Carné, Renoir...), mais rend justice au Moyen-Age français et à l'amour courtois, vainqueur . Arletty est pour une fois utilisée comme une créature androgyne.

 

 SEANCE DU  JEUDI  17 JANVIER  A 18H30 :


Le Diable par la queue, réal. Philippe de Broca, 1968

 

    Excellemment écrit par le réalisateur avec l'un des meilleurs scénaristes du cinéma français, Daniel Boulanger, cette comédie libertine et ensoleillée,  située dans le présent reprend la tradition du « diable berné », rôle où Yves Montand est à son meilleur, opposé à la fraîcheur et à la malice de Marthe Keller, que ce film révéla à l'écran.

  SEANCE DU  JEUDI  24 JANVIER  A 18H30 :


Le diable probablement, réal. Robert Bresson, 1977

 


     Sur un scénario original du réalisateur, très direct jusqu'à sembler naïf, et qui fut mal accueilli à sa sortie, ce film bouleversant (où le diable ne se montre pas, mais est omni-présent dans les coulisses) montre la résistance d'une jeunesse pure et désespérée contre à la fois le capitalisme, la « société de consommation » et la destruction de la nature.

 

SEANCE DU  JEUDI  13 DECEMBRE A 18H30 : 

 

COUP DE COEUR/ONE FROM THE HEART


1982, réalisé par Francis Coppola


    

Une recréation originale, et visuellement splendide, de la comédie musicale en couleurs dans un Las Vegas de studio, où un sympathique couple de la classe moyenne temporairement fâché (Teri Garr, Fred Forrest) va vivre ses fantasmes à l'occasion des festivités du 4 Juillet, elle avec un latin lover, lui avec une ravissante ballerine de cirque (Nastassja Kinski), avant de se retrouver, cependant que Tom Waits et Crystal Gayle, chantent en paralléle leurs sentiments. Incompris à son époque .

 


 

 
 
   

 



 

SEANCE DU  JEUDI  22 NOVEMBRE A 18H30 : 

 

DANGER PLANETE  INCONNUE


1969: Danger Planète Inconnue/ Journey to the Far Side of the Sun, réalisé par Robert Parrish, avec Roy Thinnes et Herbert Lom


    

 Un film peu connu et insolite, qui passa presque inaperçu à sa sortie. L'idée de base est d'une simplicité désarmante, mais est tenue avec une remarquable cohérence, qui rend le film troublant. Roy Thinnes était célèbre pour son rôle dans la série des Envahisseurs

 

        

 

SEANCE DU  JEUDI  29 NOVEMBRE A 18H30 : 

 

PLANETE  HURLANTE


1995: Planète hurlante / Screamers, réalisé par Christian Duguay, avec Peter Weller

 

          

Inspiré d'une brève nouvelle de Philip K. Dick, un des très nombreux films de "terreur spatiale" ayant suivi le succès d'Alien et de ses sequels. Peter Weller, qui ne fut pas seulement le Robocop de Verhoeven,  s'affirme ici comme un excellent acteur, et le film comporte quelques séquences à la fois poétiques et effrayantes.


 

SEANCE DU  JEUDI  15 NOVEMBRE A 18H30 : 

 

LA PLANETE DES SINGES


1968; La Planète des Singes / Planet of the Apes,

réal. Franklin Schaffner, avec Charlton Heston et Roddy McDowall



   Splendidement filmé par un maître du cinéma d'action, et accompagné de la musique de Jerry Goldsmith, voici, adapté d'un roman satirique du Français Pierre Boulle, le film original, que suivirent tant de sequels, d'adaptations télévisées, et de remakes sans nombre. Même si on connaît la fin, on ne se lasse pas de le revoir,  avec son mélange d'insolite, d'humour, d'intelligence et d'action.

 

Les autres séances : 

        

22 novembre : 1969: Danger Planète Inconnue/ Journey to the Far Side of the Sun, réalisé par Robert Parrish, avec Roy Thinnes et Herbert Lom

            

    Un film peu connu et insolite, qui passa presque inaperçu à sa sortie. L'idée de base est d'une simplicité désarmante, mais est tenue avec une remarquable cohérence, qui rend le film troublant. Roy Thinnes était célèbre pour son rôle dans la série des Envahisseurs

 

SCEANCE DU  JEUDI  8 NOVEMBRE A 18H30 : 

 

PLANETE INTERDITE


PLANETE INTERDITE, 1956 - réal. Fred McLeod Wilcox, avec Leslie Nielsen,

Anne Francis et Robby le Robot.



 

    Ce film qui fut un événement en son temps, mérite d'être vu ou revu. Il a créé toute une tradition, visuelle et sonore,  et garde beaucoup de charme, tout en proposant une parabole transparente sur les dangers de la science. Robby le Robot, compagnon de l'ingénue jouée par Anne Francis, devint le héros du film et réapparut sur l'écran

 

SEANCE DU  JEUDI  18 OCTOBRE A 18H30 : 

 

LE DIREKTOR


LE DIREKTOR, 2007, de Lars von Trier.



 

LE DIREKTOR, 2007, de Lars von Trier. Une comédie sociale et politique très bien servie par les acteurs Peter Gantzler et Jens Albinus, et qu'on n'attendait pas de l'auteur de films aussi grands (et durs) que  Dancer in the Dark et Dogville.

 

SEANCE DU  JEUDI  11 OCTOBRE A 18H30 : 

 

LARMES DE JOIE


Larmes de joie , 1963, de Marion Monicelli

 


 

LARMES DE JOIE, 1960, de Marion Monicelli. Ce cinéaste est plus souvent associé à la comédie que les trois autres "grands noms" du programme. Ressortie en France en 2013, Larmes de joie est un chef-d'oeuvre, non seulement parce qu'il associe Anna Magnani et Toto, mais aussi par le trio de "paumés" que ceux-ci forment avec Ben Gazzara, acteur italo-américain qui n'était pas encore associé au cinéma de Cassavetes.

 

SEANCE DU  JEUDI  27 SEPTEMBRE A 18H30 : 

 

On a volé un tram

 


 

 De la riche période mexicaine de Luis Bunuel, on peut extraire On a volé un tram (dont le titre original signifie: "L'illusion voyage en tramway"), comédie très poétique et méconnue sur le petit peuple de Mexico.

 

SEANCE DU  JEUDI  7 JUIN A 18H30 : 

 

L'hypothèse du tableau volé


1978, 1h06, de Raul Ruiz (1941-2011), production de l'Ina

 

  

 


 

L'hypothèse du tableau volé, 1978, 1h06, de Raul Ruiz (1941-2011), production de l'Ina,  inspiré par l'œuvre de l'écrivain Pierre Klossowski, ne ressemble à rien: cela commence comme un documentaire sur un peintre du nom de Tonnerre, commenté par l'étrange acteur Jean Rougeul (qu'on voit aussi chez Fellini dans Huit-et-demi), qui déambule dans des reconstitutions en "tableaux vivants" de ses toiles. Sur l'œuvre de ce peintre, naissent des spéculations glissant vers la théorie du complot, et aussi l'hypothèse d'un "tableau volé" qui expliquerait tout le reste. À voir et à entendre pour le croire. Le chef-opérateur est le grand Sacha Vierny, qui a éclairé plusieurs chefs-d'œuvre du cinéma français

 


SEANCE DU  JEUDI  14 JUIN A 18H30 : 

 

Winnipeg mon amour  /  My Winnipeg


 2007, 1h20, de Guy Maddin (né en 1941)

 

 

Un "documentaire" extravagant, comique et lyrique, à propos de sa ville natale du Manitoba, par le grand cinéaste canadien, sur lequel on colle souvent l'étiquette "cinéma expérimental", alors qu'il s'agit de cinéma tout court, simplement raconté d'une façon personnelle. Vous aurez envie de découvrir Winnipeg et le Manitoba, décrits ici, avec humour, comme un monde insolite et magique. L'invention visuelle, verbale et sonore du réalisateur est ici à son apogée.

 

SEANCE DU  JEUDI  24 MAI A 18H30 : 

 

LES COMBATTANTS

 

 2014, de Thomas Cailley,avec Adèle Haenel et Kévin Azaïs

 



Une histoire originale, des régions (du Sud-Ouest) peu montrées au cinéma, et le thème du "survivalisme" dans le cadre de notre "Douce France". Un premier film remarqué et prometteur.



 

SEANCE DU  JEUDI  17 MAI A 18H30 : 

 

LE PERIL JEUNE

 

 1994, de Cedric Klapisch, avec Romain Duris et  Elodie Bouchez.

 



Le principal de l'action de ce film tourné en 1994 se déroule en 1976 à Paris, et évoque les suites de mai 68, parmi lesquelles la forte politisation d'une partie des lycéens.


 

SEANCE DU  JEUDI  10 MAI A 18H30 : 

 

LA PETITE VERA

 

 1988, de Vassili Pitchoul, avec Natalia Negoda



Le cadre: une ville industrielle dans l'URSSS de Gorbatchev et de la "Perestroika", et une adolescente en perdition, qui néglige ses études, se dévergonde, se risque dans la drogue. Le film, distribué internationalement, eut un succès de "scandale", venant de l'autre côté de ce qui était encore pour peu de temps le "rideau de fer".




 

SEANCE DU  JEUDI  5 MAI A 18H30 : 

 

SWEDISH LOVE STORY

En Kärlekshistoria


De Roy Andersson, avec Ann-Sofie Kylin and Rolf Sohlman 



Les premières joies et souffrances amoureuses d'adolescents de quinze ans, dans une social-démocratie qui n'est pas forcément le paradis.





 

SEANCE DU  JEUDI  12 AVRIL A 18H30 : 

 


LA FUREUR DE VIVRE


Without a cause, Nicholas Ray, 1955, avec James Dean et Natalie Wood



Encore des enfants de la "middle class", mais dans un autre pays, et d'autres problèmes: ici des parents absents ou en perpétuelle dispute, et la tentation de la " bande", avec en arrière-fond l'angoisse atomique. Le film créa toute une mythologie mondiale.




 

 

 

SEANCE DU  JEUDI  29 MARS A 18H30 : 

 


Los Olvidados


Luis Bunuel,1950, avec Alfonsi Mejia et Roberto Cobi



Mexico en 1950, les bidonvilles, la pauvreté, la dureté des rapports entre les laissés-pour-compte de la société: un des grands films de Bunuel, qui avait déjà montré la pauvreté dans son pays d'origine avec Las Hurdes. Ici, être jeune et pauvre, c'est la rue, l'absence de perspective et d'encadrement


 

SEANCE DU  JEUDI  8 FEVRIER A 18H30 :  


THEMROC   et  REVE DE SINGE

 Deux films au même programme : THEMROC, 1973, réal. par Claude Faraldo, avec Michel Piccoli, Patrick Dewaere, Miou-Miou, et la troupe du Café de la Gare,  (Rêve de singe), 1976, réal. par Marco Ferreri, avec Gérard Depardieu et Marcello Mastroianni.

 

Dans le film de Faraldo, à l’anarchisme à la fois lyrique et bon enfant, aux dialogues plus grommelés que parlés, un ouvrier parisien régresse à un stade d’homme préhistorique et crée en pleine capitale une horde hurlante ; dans le second, Marco Ferreri exploite magistralement un endroit de Manhattan à l’époque abandonné, près des deux tours alors toutes neuves du World Trade Center, pour représenter de façon saisissante le naufrage de la civilisation et du patriarcat.

 

SEANCE DU  JEUDI  1 FEVRIER A 18H30 :  


DELIVRANCE

1972, réal. par John Boorman avec Jon Voight, Burt Reynolds, Ned Beatty.

 

Célèbre pour son « duel de banjos », mais aussi pour des scènes très dures de confrontations avec la violence et l’humiliation, ce film puissant montre que la nature sauvage n’est pas le paradis terrestre que quatre hommes d’affaires en quête d’ « aventure » la croient être, et qu’elle n’a rien à voir avec l’univers d’un « Paris-Dakar » hyper-sécurisé !

 

 

 

SEANCE DU  JEUDI  25 JANVIER A 18H30 :  


SAVAGES

1972, réal. par James Ivory, avec Sam Waterston et Susan Blakely

 

Une curieuse histoire qui se veut l’ « inversion » explicite du film de Bunuel, imaginée par un réalisateur qui a souvent traité de la confrontation des cultures et des civilisations, et des rapports de classes. A découvrir, pas seulement à cause de la belle photographie noir-et-blanc et couleurs de Walter Lassally.

 

SEANCE DU  JEUDI  18 JANVIER A 18H30 :  


LA HONTE

1968, réalisé par Ingmar Bergman, avec Liv Ullmann et Max von Sydow

 

Bergman plonge ses deux personnages, un couple de musiciens d’orchestre sans travail, dans un « état de guerre » qui les prend au dépourvu, et qui les modifie profondément l’un et l’autre et l’un par rapport à l’autre. Un Bergman accusé à l’époque d’être « apolitique » et qui garde toute sa force universelle


 

SEANCE DU  JEUDI  11 JANVIER A 18H30 :  


L’ANGE EXTERMINATEUR

1962, réal. par Luis Bunuel, avec Silvia Pinal et Claudio Brook

 

            Un des grands Bunuel de la période mexicaine, dans lequel des personnages de la grande société, invités à une soirée, se retrouvent mystérieusement incapables de quitter leurs hôtes : s’ensuit une étrange et cruelle cohabitation, le « retour » à des mœurs archaïques.


 

SEANCE DU  JEUDI  7 DECEMBRE A 18H30 :  


 

5) Sur le cas d'une femme qui tue le violeur (désarmé) de son amie : Thelma et Louise, 1991, écrit par Callie Khouri et réalisé par Steven Spielberg.

      Ecrit par une scénariste, ce film fut curieusement accusé de "misogynie" en France (à cause de la fin dramatique), ce qui ne l'a pas empêché de devenir une oeuvre-culte et de créer une tandem féminin légendaire. Chargeant beaucoup moins les hommes qu'on ne l'a dit, le scénario n'élude aucun des aspects moraux de la situation et tente une délicate combinaison de grotesque (les personnages du mari crétin et du routier vulgaire) et de tragédie.

 

 

SEANCE DU  JEUDI  30 NOVEMBRE A 18H30 :  


 

Sur la question morale de filmer les camps : La Liste Schindler, 1993, écrit par Steven Zaillian et réalisé par Steven Spielberg.

     A la sortie du film, une grande discussion s'engagea en France sur le principe même de mettre en scène les camps de la mort nazis dans une oeuvre avec des acteurs (ce qui, pourtant, avait déjà été fait une dizaine de fois). Et en particulier sur une scène qui avait fait le pari de représenter ce qui se passait dans les chambres à gaz par leur contraire (des déportées de la "liste" voyant couler de l'eau par les pommeaux des douches, mais croisant, lorsqu'elles sortent, une longue théorie de personnes qui, elles, seront gazées). On montrera et commentera, sans chercher à prononcer un verdict, un film au scénario assez complexe.

 

 

SEANCE DU  JEUDI  23 NOVEMBRE A 18H30 :  


 Culpabilité individuelle et collective:  Le Corbeau, 1943, écrit par Louis Chavance et Clouzot, et réalisé par Henry-Georges Clouzot.

 Inspirée par une affaire réelle, qui avait eu lieu vingt ans plus tôt à Tulle, cette histoire de lettres anonymes ignominieuses, tournée par Clouzot durant l'occupation de la France et produite par la Continental, semble vouloir "éclabousser" l'ensemble de la société française. Pour cette raison, le film fut critiqué à la Libération. Il aborde explicitement la situation de la femme et la question de l'avortement clandestin (puni de mort à l'époque, comme le racontera plus tard un film de Claude Chabrol).

 

SEANCE DU  JEUDI  16 NOVEMBRE A 18H30 :  



 


Sur le mythe du "redresseur de torts solitaire":  Chute libre/ Falling down, 1993, écrit par Ebbe Roe Smith et réalisé par Joel Schumacher.

    Apologie de la justice individuelle, voire film raciste (à cause de la scène de l'épicerie coréenne )? C'est ce qui fut dit.  Pourtant, le film oppose en montage parallèle deux comportements, celui du héros révolté joué par Michael Douglas, et celui du policier intelligent et humain incarné par Robert Duvall,  lequel tire des conséquences différentes d'une situation personnelle comparable. Et il thématise également la question de la difficulté, pour une femme, de s'en remettre à la loi pour faire interdire à son ex-mari de l'approcher. Une oeuvre assez riche, très située dans son époque.

 

SEANCE DU  JEUDI  9 NOVEMBRE A 18H30 :  

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