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Les Jeudis de Vidéosphère avec MICHEL CHION LE JEUDI 23 NOVEMBRE A 18H30 : " LES QUESTIONS DE MORALE AU CINEMA... EN SIX FILMS " : " L ECORBEAU " "

Les Jeudis de Vidéosphère avec MICHEL CHION LE JEUDI 23 NOVEMBRE A 18H30 : " LES QUESTIONS DE MORALE AU CINEMA... EN SIX FILMS " : " L ECORBEAU " "

Culpabilité individuelle et collective: Le Corbeau, 1943, écrit par Louis Chavance et Clouzot, et réalisé par Henry-Georges Clouzot.

Inspirée par une affaire réelle, qui avait eu lieu vingt ans plus tôt à Tulle, cette histoire de lettres anonymes ignominieuses, tournée par Clouzot durant l'occupation de la France et produite par la Continental, semble vouloir "éclabousser" l'ensemble de la société française. Pour cette raison, le film fut critiqué à la Libération. Il aborde explicitement la situation de la femme et la question de l'avortement clandestin (puni de mort à l'époque, comme le racontera plus tard un film de Claude Chabrol).
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 Le ciné-club du jeudi

 

ENTREE LIBRE         

 

MICHEL CHION PRESENTE  :


Michel Chion reprend le ciné-club du jeudi à Vidéosphère avec une nouvelle série intitulée

 

" LES QUESTIONS DE MORALE AU CINEMA... EN SIX FILMS "

Tout le monde en parle, mais il est rare qu'on l'aborde frontalement: la question morale au cinéma, (y compris celle de "faire du cinéma" avec ce qui est considéré comme le mal absolu dans l'histoire, les camps d'extermination).

Le but de ce programme n'est pas de condamner ou d'absoudre, de donner des bons et des mauvais points, encore moins de mimer un tribunal. Il propose d'utiliser notre esprit critique et de dépasser les généralités abstraites par l'exemple humain et concret, mais aussi par l'observation de la façon dont fonctionne le cinéma, et de ce par quoi il diffère de la simple illustration d'un scénario par des images et des sons.

Chaque séance sera consacrée à un film et un seul, dont on montrera et discutera de larges extraits.  Ce film sera bien entendu resitué dans son époque et son contexte.


 

SEANCE DU  JEUDI  23 NOVEMBRE A 18H30 :  


 Culpabilité individuelle et collective:  Le Corbeau, 1943, écrit par Louis Chavance et Clouzot, et réalisé par Henry-Georges Clouzot.

 Inspirée par une affaire réelle, qui avait eu lieu vingt ans plus tôt à Tulle, cette histoire de lettres anonymes ignominieuses, tournée par Clouzot durant l'occupation de la France et produite par la Continental, semble vouloir "éclabousser" l'ensemble de la société française. Pour cette raison, le film fut critiqué à la Libération. Il aborde explicitement la situation de la femme et la question de l'avortement clandestin (puni de mort à l'époque, comme le racontera plus tard un film de Claude Chabrol).

 

 

LES AUTRES SEANCES DU JEUDI :     

 

4) Sur la question morale de filmer les camps : La Liste Schindler, 1993, écrit par Steven Zaillian et réalisé par Steven Spielberg.

     A la sortie du film, une grande discussion s'engagea en France sur le principe même de mettre en scène les camps de la mort nazis dans une oeuvre avec des acteurs (ce qui, pourtant, avait déjà été fait une dizaine de fois). Et en particulier sur une scène qui avait fait le pari de représenter ce qui se passait dans les chambres à gaz par leur contraire (des déportées de la "liste" voyant couler de l'eau par les pommeaux des douches, mais croisant, lorsqu'elles sortent, une longue théorie de personnes qui, elles, seront gazées). On montrera et commentera, sans chercher à prononcer un verdict, un film au scénario assez complexe.

 

5) Sur le cas d'une femme qui tue le violeur (désarmé) de son amie : Thelma et Louise, 1991, écrit par Callie Khouri et réalisé par Steven Spielberg.

      Ecrit par une scénariste, ce film fut curieusement accusé de "misogynie" en France (à cause de la fin dramatique), ce qui ne l'a pas empêché de devenir une oeuvre-culte et de créer une tandem féminin légendaire. Chargeant beaucoup moins les hommes qu'on ne l'a dit, le scénario n'élude aucun des aspects moraux de la situation et tente une délicate combinaison de grotesque (les personnages du mari crétin et du routier vulgaire) et de tragédie.

 

6) Sur la "complicité" supposée du spectateur : Funny Games, 1997, écrit et réalisé par Michael Haneke (version autrichienne)

     Où cet auteur-réalisateur sadique veut-il en venir avec son histoire atroce d'une famille bourgeoise qui se laisse exterminer par deux jeunes gens à l'aspect convenable, même pas armés, et qui n'arrive même pas à protéger son enfant? Haneke veut-il nous mettre face à notre culpabilité de spectateurs-complices? Rien de tel que de regarder froidement une oeuvre délibérément stylisée, faite à une époque où le spectateur avait déjà, grâce à la vidéo-cassette, le loisir de revoir autant de fois qu'il le voulait cette oeuvre dérangeante. Le réalisateur en a dirigé lui-même le remake "parlé anglais" en 2007, avec Tim Roth et Naomi Watts, notamment.

 

Videosphere – 105 Bd St Michel 75005 Paris – www.videosphere.fr

 
   

 



ARCHIVES

 

SEANCE DU  JEUDI  16 NOVEMBRE A 18H30 :  



 


Sur le mythe du "redresseur de torts solitaire":  Chute libre/ Falling down, 1993, écrit par Ebbe Roe Smith et réalisé par Joel Schumacher.

    Apologie de la justice individuelle, voire film raciste (à cause de la scène de l'épicerie coréenne )? C'est ce qui fut dit.  Pourtant, le film oppose en montage parallèle deux comportements, celui du héros révolté joué par Michael Douglas, et celui du policier intelligent et humain incarné par Robert Duvall,  lequel tire des conséquences différentes d'une situation personnelle comparable. Et il thématise également la question de la difficulté, pour une femme, de s'en remettre à la loi pour faire interdire à son ex-mari de l'approcher. Une oeuvre assez riche, très située dans son époque.

 

SEANCE DU  JEUDI  9 NOVEMBRE A 18H30 :  


 Sur l'acte et la responsabilité:  Lacombe Lucien, 1974, écrit par Louis Malle et Patrick Modiano, et réalisé par Louis Malle.

 

      Devient-on un "gestapiste" français, durant l'occupation allemande, par un concours de circonstances, et quand peut-on être considéré comme conscient et donc responsable de ses actes? Ce film fut discuté en France à sa sortie comme validant l'idée du "tous les choix se valent". En s'inspirant d'un article publié à l'époque par Pascal Bonitzer, on peut montrer que l' "ambiguïté" du personnage principal est largement le résultat d'une série de choix de direction d'acteur et de réalisation.

 

SEANCE DU JEUDI 12 OCTOBRE A 18H30


 

 

"Le cinéma se confronte au... ballet"

"Cinématographe" voulant dire étymologiquement "écriture du mouvement", il est logique que le cinéma transpose, adapte ou évoque la danse: danse des interprètes (y compris sous l'eau, avec Esther Williams dans La Chérie de Jupiter, et bien sûr dans les chorégraphies de Jerome Robbins pour West Side Story),  mais aussi danse de la caméra, du montage, du cosmos. Quand un film d'horreur se déroule en a-pesanteur (Life- origine inconnue, de Daniel Espinosa), quand la caméra suit et croise la course des personnages, du soleil et de la musique autour d'un personnage de mère (Tree of Life, de Terrence Malick), ou quand l'on évoque l'histoire d'un pays à travers celle de ses bals populaires (Le Bal, d'Ettore Scola), c'est toujours à un ballet cinématographique que l'on assiste.


 

SEANCE DU JEUDI 12 OCTOBRE A 18H30



 

"Le cinéma se confronte au... roman"

Directement ou indirectement, l'opéra a beaucoup donné au cinéma. Qu'il s'agisse d'adaptations filmées plus ou moins stylisées (Louise, de Charpentier, portée à l'écran par Abel Gance en 1938, La Tosca, de Puccini, magnifiquement servie par Benoît Jacquot en 2001, et bien sûr le fantastique Parsifal, de Wagner, pour lequel Syberberg pousse à l'extrême en 1982 la tension du play-back), ou bien de ce genre éphémère mais plein d'énergie que fut l'opéra-rock (le dynamique Jésus-Christ superstar, filmé en 1973 par Norman Jewison). Il ne faut pas oublier quelques films entièrement chantés spécifiquement écrits pour le cinéma, comme Une chambre en ville, 1982, de Jacques Demy, avec une somptueuse musique de Michel Colombier).


 

SEANCE DU JEUDI 28 SEPTEMBRE A 18H30



 

"Le cinéma se confronte à... l'opéra"

Directement ou indirectement, l'opéra a beaucoup donné au cinéma. Qu'il s'agisse d'adaptations filmées plus ou moins stylisées (Louise, de Charpentier, portée à l'écran par Abel Gance en 1938, La Tosca, de Puccini, magnifiquement servie par Benoît Jacquot en 2001, et bien sûr le fantastique Parsifal, de Wagner, pour lequel Syberberg pousse à l'extrême en 1982 la tension du play-back), ou bien de ce genre éphémère mais plein d'énergie que fut l'opéra-rock (le dynamique Jésus-Christ superstar, filmé en 1973 par Norman Jewison). Il ne faut pas oublier quelques films entièrement chantés spécifiquement écrits pour le cinéma, comme Une chambre en ville, 1982, de Jacques Demy, avec une somptueuse musique de Michel Colombier).



 

 

JEUDI 21 SEPTEMBRE



"Le cinéma se confronte à... la bande dessinée"

Innombrables sont les adaptations de bande dessinée à l'écran, encore plus nombreuses depuis que le numérique permet d'effacer la différence entre les acteurs filmés et un monde entièrement créé par le dessin. On ne montrera que quelques tentatives significatives, comme La Famille Fenouillard, 1961, d'Yves Robert, d'après les vieux albums de Christophe (un des inventeurs de la b.d.), Sin City, 2005, dans lequel l'auteur lui-même de la b.d., Frank Miller, collabore avec le réalisateur Robert Rodriguez pour porter son monde malsain à l'écran, Tintin et le secret de la Licorne, 2012, de Spielberg (où le "challenge" est de faire advenir à la troisième dimension un monde en à plat), et Notre petite soeur, 2015, de Kore-Eda, d'après un manga d'Akimi Yoshida - sans oublier le déferlement d'adaptations Marvel, qui sera évoqué ici à travers le premier épisode des Gardiens de la Galaxie (James Gunn, 2014)


JEUDI  14 SEPTEMBRE

 

   "Le cinéma se confronte au... théâtre" 

La première séance sera consacrée au théâtre avec notamment des extraits des films de Laurence Olivier (Henry V), Alain Resnais,  Baz Luhrmann, Jean Cocteau, Jean-Paul Rappeneau, etc. Suivront des séances où le cinéma se confronte à la bande dessinée, la radio, la peinture, le jeu vidéo, l'opéra, etc. 


Jeudi 15 JUIN 

 


  

 " SOLUTIONS NOUVELLES POUR ECRAN LARGE " 


   

A l'heure où s'affirme dans les films un intérêt pour le retour à différents "ratios" (proportion hauteur/largeur) parfois proches du carré, il est intéressant de montrer comment l'écran large du CinémaScope a été vers 1954-56, non seulement une innovation spectaculaire, mais aussi une source de problèmes, et donc de trouvailles et d'innovations: on le verra notamment dans la comédie musicale (Beau fixe sur New-York,1955,  de Stanley Donen et Gene Kelly, Une étoile est née, 1954, de George Cukor), mais aussi, de façon inattendue dans le thriller (La Maison de Bambou, 1955, de Samuel Fuller), et plus tard dans le Scope noir et blanc européen (La Dolce Vita, 1960, de Fellini). Sans oublier les fresques historiques et les drames bibliques (La Tunique, 1953, d'Henry Koster)

 


 

Séance 25

Jeudi 22 JUIN

 

" Vu du train "

 


Le train accompagne les débuts du cinéma, et innombrables sont les films qui font voyager leurs héros  sur des rails, dans des pays réels et imaginaires... Ce qu'on voit du train n'intéresse pas forcément les personnages, ni même parfois le spectateur, mais cela nous "impressionne" de toutes les façons, et participe à la magie du film. Cette séance sera un voyage à travers époques et genres...

   Avec notamment des extraits de : Liliom (Borzage, 1930), The Harvey Girls (Sidney, 1946), La Mort aux trousses (Hitchcock, 1958),  Le Silence (Bergman, 1963),  La Cité des femmes (Fellini, 1981), Notre histoire (Blier, 1984), Runaway Train (Kontchalovsky, 1985), Le Voyage de Chihiro (Miyazaki, 2002), Source Code (Jones, 2011)

 




 

Séance 23

Jeudi 8 JUIN

   


 

  L'acteur/trice joue-t-il/elle réellement ? Quel est ce mystère du piano à l'écran? En tout cas, il a donné lieu à de grands films et de belles séquences: on en verra une partie, empruntée à Sternberg (X 27, 1931, avec Marlene Dietrich), Charles Reisner (Les Marx au Grand Magasin, 1941), Ingmar Bergman (Sonate d'Automne, 1978), Joel Oliansky (Le Concours, 1980, avec Amy irving), et bien sûr Jane Campion (La leçon de piano, 1993), Haneke (La Pianiste, 2001), et Polanski (Le Pianiste, 2003). Où l'on verra que le piano est un instrument qui permet d'aborder toutes sortes de sujets, et entre autres la guerre des sexes

 


ARCHIVES

 

Séance 22 :

Jeudi 1 JUIN

 

 

" VU DU CIEL " 

   

 

La "plongée totale" (vue du ciel à la verticale, comme nous sommes habitué maintenant à l'avoir sur notre propre ville ou notre région à cause des "Google Maps") est un angle que le cinéma utilise encore rarement, mais toujours significativement. On en montrera des exemples dans des films aussi différents que Jeanne d'Arc (Dreyer, 1928), Chercheuses d'or 1933 (Lloyd Bacon et Busby Berkeley, 1932), Les Oiseaux (Hitchock, 1963), L'Etau/Topaz (Hitchcock, 1969), Ennemi d'état (Tony Scott, 1998), Dogville (Lars von Trier, 2003).

Avec des significations différentes : tantôt servant la représentation paranoïaque d'un monde sous surveillance, tantôt magnifiant la mort d'une femme dont la robe s'évase autour d'elle comme une corolle, ou bien transformant en fleurs des girls dans un bassin, ou encore montrant la solidarité et l'interdépendance d'une petite communauté.... 

 

  

 

Séance 21 :

Jeudi 18 Mai

  

 

"ACTIONS / REACTIONS : LES VISAGES ET L'IMPACT " 

   

 

A l'occasion du récent débat présidentiel pour le second tour, s'est reposé la question des "plans de coupe": peut-on montrer ou non la réaction d'un personnage à ce qu'il voit, entend, subit? Le cinéma en tout cas ne s'en est pas privé. Chez certains réalisateurs, le plan de réaction ou "reaction shot" joue un rôle crucial : soit, chez Milos Forman, pour illustrer une attitude humaine qu'il aime montrer : l'indécision, la perplexité (et il utilise pour cela volontiers le tournage à plusieurs caméras, filmant en même temps des gros plans de chacun); soit, chez Lynch, pour exprimer le gouffre, le "gap", le mystère de la relation entre cause et effet. Mais aussi dans un grand mélodrame comme Les Enfants du Paradis, où chacun est l'acteur d'une comédie ou d'une pantomime, même sociale, les plans de réaction figurent parmi les moments les plus émouvants.

Avec des extraits des Enfants du Paradis (Carné, 1945), d'Elephant Man et Blue Velvet (Lynch, 1981 et 1987), d'Amadeus et Man on the Moon (Forman, 1984 et 1999), et aussi de Cris et chuchotements, 1972, de Bergman, et de The Blues Brothers (Landis,   

 

Séance 20

Jeudi 11 Mai

  

POSSESSIONS VOCALES


L'invention du playback et du doublage préexiste à celle du cinéma,  mais c'est lui qui en a tiré les effets les plus forts: non seulement dans des films de terreur comme l'Exorciste (Friedkin, 1973, ou le mélodrame méconnu d'Aldrich Le Démon des femmes, 1968, mais aussi dans la comédie musicale (le procédé est "avoué" dans Chantons sous la pluie, 1953, Donen et Kelly, ainsi que dans ce film inclassable qu'est On connaît la chanson, Resnais, 1997) et le film-opéra (Syberberg se permettant de substituer à vue une jeune femme à un jeune homme pour le playback de son Parsifal, 1982). Et lorsque le cinéma d'animation moderne combine des voix d'acteurs connus à des créatures imaginaires en 3 D, n'a-t-on pas une nouvelle forme du procédé?


Séance 19 :

Jeudi 4 Mai

 

   

" CREVER L'ECRAN :

QUAND L'EXPRESSION EST PRISE A LA LETTRE (OU PRESQUE) " 


 

 Indépendamment des recherches sur le cinéma en relief, des films nombreux comportent des séquences où l'on nous montre une surface, un écran de TV ou de cinéma, une affiche, "crevées", comme si fugitivement le monde de l'écran se répandait dans la salle. Cet effet est souvent mis en rapport avec le thème de la peau et des limites du corps (la "pellicule" ne tire-t-elle pas son nom de la "peau"), ainsi qu'avec celui de l'aquarium. On montrera cet effet dans des films très différents, comme Freaks (Tod Browning, 1930), Correspondant 17 (Alfred Hitchcock, 1940), Cujo (Lewis Teague, 1983), Videodrome (1983), Mission : Impossible (De Palma, 1996), et Ring (Hideo Nakata, 1998)

 

 

 



Jeudi 20 avril

 

   

"    MOTUS ET BOUCHE COUSUE " 

ANTHOLOGIE DE SEQUENCES " SANS PAROLES " DANS LE CINEMA SONORE

 


 

 Plus particulièrement entre les années 50 et la fin des années 60, cela fut un "challenge" pour beaucoup de réalisateurs de soutenir l'intérêt du public par des séquences où les personnages ne disent pas un mot, et cela pour un large public: on montrera notamment Quand la ville dort (Huston, 1950), Du rififi chez les hommes (Dassin, 1955), Mon oncle (Tati, 1958), Il était une fois dans l'Ouest (Leone, 1968), 2001 (Kubrick, 1968) et Le cercle rouge (Melville, 1970) entre autres. Les séquences similaires dans Mission: Impossible (De Palma, 1996), et Wall : E (Stanton, 2008) sont souvent des hommages à cette période, et à cette façon de tester la magie .

 

 

 

Séance 17 :


Jeudi 30 mars

 

 CEUX QUI NE FONT QUE PASSER SUR L'ECRAN : FIGURANTS ET CAMEO " 


 

 Le "caméo" (apparition fugitive dans le film d'une star, qui peut être le réalisateur), et le figurant (malgré lui, saisi dans la rue, ou bien professionnel en studio, ou bien aujourd'hui numérique) font partie, depuis le début, de la poétique du cinéma et de son univers: les uns sont comme l'auto-portrait du peintre ou sa signature, ou un hommage; les autres, sous forme de passants, zombies ou soldats, quêtent le droit à un gros plan, à l'existence individuelle; mais aussi ils reflètent un peuple,  donnent un rythme. Quelques exemples de leurs rôles dans des films aussi divers que possible, avec des extraits de : Les lumières de la ville, (Chaplin, 1931), Le figurant (Keaton, 1929), Correspondant 17 (Hitchcock, 1950), Le tour du monde en quatre vingt-jours(1956, Mike Todd), Fellini-Roma (Fellini, 1972), Midnight Cowboy (Schlesinger, 1969), La Marquise d'O (Rohmer, 1975),  Zombie, 1978 (George Romero), Monty Python's Life of Brian(Terry Jones, 1979), Le goût de la cerise (Abbas Kiarostami, 1997), Le Hobbitt, La désolation de Smaug (Jackson, 2013)

 

 

Jeudi 23 mars


 

"  ET SON REGARD SE TROUNA VERS MOI "


Dans la Divine Comédie, Dante ne cesse d'évoquer et de revivre l'extase du regard de Béatrice qui se tourne vers lui; au cinéma, à cause du gros plan, mais aussi de l'intensité particuli§re du regard caméra quand on le frôle, certaines scènes prennent un goût d'éternité et dégagent une grande intensité quand un personnage-clé se tourne vers un autre... ou vers nous? On le montrera avec des extraits de films aussi différents que Titanic (James Cameron, 1997), Le Rideau déchiré (Alfred Hitchcock, 1966), 2001: L'Odyssée de l'espace (Stanley Kubrick, 2001, 1968), et Le Goût du saké (Yasujiro Ozu, 1964), entre autres

 

 


 

Séance 15 :


Jeudi 16 mars



 

"  RACONTER SANS MONTRER / UN EFFET DE CINEMA "


    

Alors que le cinéma semblait avoir été inventé pour montrer ce que les romans ne faisaient que raconter, il a trouvé un de ses effets plus forts dans le récit que nous appelons "non-iconogène": qui ne crée pas d'image. Une grande intensité émane de ces scènes où une infirmière évoque ses aventures sexuelles devant sa patiente (Persona, 1964, de Bergman), où un homme se confesse à ses deux amis (Mélo, 1986, de Resnais), ou une épouse raconte à son mari un fantasme qu'elle aurait eu de partir avec un autre homme (Eyes Wide Shut, 1999, de Kubrick), où Christopher Walken remet à un enfant la montre de son père comme un talisman en lui racontant quel "chemin" peu ragoûtant elle a pris pour arriver jusqu'à lui (Pulp Fiction, 1994, de Quentin Tarantino), et même, où une artiste raconte à son mari, sans costumes et sans décor, mais rend vivant par son chant et ses mimiques, le tournage fantastique d'un numéro à grand spectacle (Judy Garland, dans A Star is Born, 1954, de George Cukor).

 

 

Séance 14 :


Jeudi 9 mars

"  LE MIROIR ET L'ECRAN"

    

 

 Le Miroir est un thème inépuisable au cinéma, puisque notre rapport à l'écran est aussi en miroir, ce qui donne lieu à des scènes poétiques, ou séduisantes, ou cruelles, ou burlesques, ou horrifiques, à l'infini. A côté d'extraits de Cris et chuchotements (Bergman, 1972), La soupe au canard (Mc Carey, 1933), La Dame de Shanghai (Welles, 1948), Mirrors (Aja, 2008), on montrera d'autres scènes de films qui feront intervenir les formes et les situations modernes proposés par la vidéo, la "perche à selfie", Skype, etc..., mais aussi des scènes classiques de loges de théâtre et de télévision (Ginger et Fred, de Fellini, 1985)

 

 

Séance 13 :


Jeudi 2 mars

 

"  QUAND LES MARIONNETTES ET LES ROBOTS RENCONTRENT LES HUMAINS"


   Il s'agira ici des films où des acteurs humains côtoient marionnettes ou robots (eux-mêmes pouvant dissimuler un humain), ce qui produit des effets souvent particuliers: après tout l'acteur de cinéma, avec ses mouvements fixés 24 images par seconde, et répétés plusieurs fois, n'est-il pas de la même espèce? Comme d'habitude, il y aura mise en confrontation de films appartenant à des époques et à des genres très différents.


Avec des extraits de : Planète interdite (Fred McLeod Wilcox, 1956), L'heure du loup (Ingmar Bergman, 1968), Casanova (Federico Fellini, 1976), Magic (Richard Attenborough, 1978), RoboCop (Paul Verhoeven, 1987), Aliens (James Cameron, 1987), Le maître de marionnettes (Hou Hsiao-sien, 1993), Dans la peau de John Malkovitch (Spike Jonze, 1999), Wall-E (Andrew Stanton, 2008)

  

 

Séance 12 :


Jeudi 9 février

"  QUAND TU LIRAS CETTE LETTRE... OU CE SMS "


   Les lettres, les journaux intimes qu'on lit et qu'on écrit ne sont pas seulement des béquilles narratives, dans le cinéma. Elles rentrent dans le langage du cinéma et créent leur propre poétique, même si depuis quelque temps, elles prennent la forme de sms et de courriels... La question devient: laisse-t-on au spectateur le temps de lire?


  

Avec des extraits de : City Girl (Murnau, 1929) , Les Dames du bois de Boulogne (Robert Bresson, 1945), Lettre d'une inconnue et Madame de... ( Max Ophuls, 1948 et 1953), Sueurs froides/Vertigo (Alfred Hitchcock, 1958), Taxi driver (Martin Scorsese, 1975), Poussière d'empire (Lam Le, 1983), Stand by Me (Rob Reiner, 1986),  The Abyss (James Cameron, 1990), The World (Jia Zhang-khe, 2001), Be with me (Eric Khoo, 2005), 


 

Séance 12 :

 

Jeudi 26 janvier 2017


L'ASCENSEUR ET L'ESCALIER  "

 

Il n'est pas étonnant qu'une des plus célèbres séquences du cinéma ait pour héros un escalier: celui du port d'Odessa, dans le Cuirassé Potemkine, d'Eisenstein, lorsque la garde tsariste refoule sans pitié les insurgés qui montent et même une femme et son bébé dans son landau, qu'elle doit lâcher et qui dévale au ralenti les marches. L'escalier, invention discontinue pour avancer dans la continuité de l'espace, symbolise le cinéma, invention discontinue qui recrée des continuités d'espace et de temps. Il existe même deux célèbres "parodies-hommages" de la scène vedette d'Eisenstein: le génial film Steps, du polonais Z. Rybcyncski, et le morceau de bravoure des Incorruptibles, 1987, dans la version cinématographique de Brian de Palma. Dans d'autres films, connus ou moins connus, l'escalier dialogue avec l'ascenseur....

 

Avec des extraits de Le cuirassé Potemkine (S. Eisenstein, 1925), Autant en emporte le vent (V. Fleming, 1938), Quand passent les cigognes (M. Kalatozov, 1947), Chronique d'un amour (M. Antonioni, 1950), Psychose (A. Hitchcock, 1960), West Side Story (R. Wise et J. Robbins, 1961), La Peau douce (F. Truffaut, 1964), La Tour infernale (John Guillermin, 1974), Les Incorruptibles (de Palma, 1987), L'Ange (P. Bokanowski ,1982), Steps (Z. Rybcyznski, 1987), Dans la peau de John Malkovich (S. Jonze, 1999)

 

            

                     
 

 

Séance 10 :


Jeudi 26 janvier 2017


LE PASSAGE DU TEMPS  "

 

Ephémérides qui s'effeuillent, horloges qui s'accélèrent ou tournent à l'envers, cendriers qui se remplissent, nuages qui hâtent leur course, ne sont pas seulement des images désuètes. Elles symbolisent l'un des pouvoirs du cinéma: jouer avec le temps au sens propre et figuré. Elles sont un des aspects de la poétique du cinéma même... et bien sûr de sa façon de raconter, mixte étrange entre le théâtre et le roman.

 

Avec des extraits de L'Ange bleu (J. von Sternberg,1930), Citizen Kane (O. Welles, 1941), Ecrit sur du vent (D. Sirk, 1956), La Grande Horloge (J. Farrow, 1948), La machine à voyager dans le temps (G. Pal, 1960), Le Tigre du Bengale (Fritz Lang, 1959), Nous nous sommes tant aimés (E. Scola, 1975), Zardoz (J. Boorman,1974), Rusty James (F. Coppola, 1984), Un jour sans fin (H. Ramis, 1993), L'Etrange histoire de Benjamin Button (D. Fincher, 2008)

 

            

                     

 

Séance 9 :


Jeudi 19 janvier 2017


LA CARTE ET LE TERRITOIRE" "


 

                  

Les cartes jouent un grand rôle dans les récits d'aventure, historiques et policiers d'hier à aujourd'hui, peut-être parce que le cinéma peut nous faire passer instantanément du point de vue surplombant, d'en haut, au point de vue de celui qui se trouve à terre dans le labyrinthe. Mais aussi parce que nous sommes au temps du GPS, brillamment utilisé dans le film de Polanski. Et encore parce que l'histoire coloniale est aussi celle de cartes et de frontières imposées à des gens qui ne les connaissaient pas ou ne les reconnaissaient pas. Bref, une nouvelle fois, la question cinématographique du "double point de vue".

Extraits de : La ruée vers l'or, de Chaplin, The Lodger , de Hitchcock, Pépé le Moko, de Julien Duvivier, Mon oncle, de Tati, A la poursuite du diamant vert, de Robert Zemeckis,  Chute libre, de Joel Schumacher, Le Samourai, de J-P Melville (scène de la filature dans le métro); Ghostwriter, de Roman Polanski (scène du GPS), Le Seigneur des Anneaux (Peter Jackson)

 

Jeudi 12 janvier 2017


Voir par les yeux de..., Un survol du plan subjectif " "


 

                  

Voir les yeux de.... : d'un voyeur (Body Double, de Brian de Palma), d'un tueur (Le Voyeur, de Michael Powell), d'un transgresseur (Strange Days, de Kathryn Bigelow), d'un monstre (différentes versions de Dr Jekyll par Mamoulian, Fleming, et Jerry Lewis), d'un homme se réveillant paralysé (dans le bouleversant Le Scaphandre et le Papillon, de Julian Schnabel), d'une mourante (Dark Victory, d'Edmund Goulding), ou ludiquement d'un détective (La Dame du Lac, de Robert Montgomery), d'un séducteur (La femme défendue, de Philippe Harel), ou d'un homme entrant dans la tête d'un autre (Dans la peau de John Malkovitch, de Spike Jonze), c'est une tentation que nous a souvent offerte le cinéma.. non sans des effets plus ou moins inattendus ou prévus. On confrontera des exemples de films de différents genres et dans différentes époques.

Avec des extraits de: les films cités plus haut


 

Séance 7 :

Jeudi 15 décembre


Déjà, le relief...

une question qui hante toute l'histoire du cinéma" "


 

                  

La naissance du cinéma est contemporaine de la vogue du "stéréoscope" (images fixes doubles visionnées dans de